Dans la nuit du
mardi au mercredi, une bande d’éléments fortement armés de kalachnikov et d’armes lourdes a cambriolé la boutique du commerçant Abdourahmane Diallo, la seule d’Essaout, un village situé dans
l’arrondissement de Cabrousse. Selon une source villageoise, c’est aux environs de 20 h que les assaillants ont fait irruption dans ledit village pour prendre 9 sacs de riz, des accessoires de
vélo et des marchandises diverses avant de se fondre dans la nature. Ils ont obligé, selon la même source, des jeunes du village à transporter le butin.
«Après avoir pillé la boutique du village, ils nous ont contraints à transporter leur butin vers le cours d`eau où ils ont laissé leur pirogue pour venir à pieds. J’ai fait 4 voyages avec mes camarades pour transporter leur butin. Ils ont aussi obligé le taximan à transporter une partie de leur butin vers le cours d’eau. Il a fait 2 voyages seulement. Il devait faire le troisième voyage mais, heureusement pour lui, sa voiture est tombée en panne de carburant et il n’a pas pu le faire», a indiqué une source villageoise. «Les assaillants parlaient diola et créole. Ils ne nous ont pas violentés ni frappés. Après avoir embarqué tout leur butin à bord de leur pirogue, ils ont pris la direction du parc national de la basse Casamance en suivant le bras de mer», a témoigné, par téléphone, au journal Le Quotidien, la source villageoise, qui préfère garder l’anonymat.
Une source proche de la Gendarmerie jointe par téléphone par nos soins a confirmé qu’effectivement, «une bande a pillé une boutique dans le village de Essaout et c’est la raison pour laquelle la Gendarmerie de Cap-Skirring et le sous-préfet de Cabrousse se sont rendus sur place pour faire le constat lorsqu’ils ont été mis au courant de ce cambriolage». La même source de préciser qu’aucune perte humaine n’a été déplorée et qu’il n’y a pas eu de blessé non plus.
Ce forfait a eu lieu 5 jours après l’embuscade que les combattants du Mfdc ont tendue à un camion militaire à la sortie du village d’Oukout qui a fait 2 blessés chez les militaires.
www.lequotidien.sn - 05/11/2009 - ES Bassene
La peur avait gagné, samedi dernier, le cortège du ministre du Tourisme, Thierno Lô, quand les forces de
l’ordre qui assuraient leur sécurité ont cru devoir faire face à un braquage sur la route du Cap Skiring. La raison : un dos d’âne érigé sur la voie par des scouts afin de réhabiliter une hutte
qui protège les voyageurs contre le soleil, en attendant l’arrivée des voitures.
Une fausse alerte d’un braquage a suscité une grande panique dans le cortège du ministre du Tourisme à l’arrêt car de Diakène-Diola, un village situé entre Oussouye et le Cap-Skiring, lorsqu’il se rendait samedi au Cap pour une visite de travail.
En voyant un simple dos d’âne placé sur la route par de jeunes scouts qui réhabilitaient une hutte devant permettre aux voyageurs de se protéger contre le soleil en attendant les voitures, les forces de l’ordre qui assuraient la sécurité du cortège de Thierno Lô ont cru au braquage. Sans chercher à comprendre, elles ont arrêté le cortège avant d’interpeller 6 scouts non armés pour les remettre à la gendarmerie du Cap où ils ont passé la nuit du samedi au dimanche avant d`être relâchés.
Joint par téléphone, Siméon Diatta, chef du village de Diakène-Diola, a indiqué que les forces de l’ordre se sont trompées de cible parce que «ces jeunes scouts arrêtés n’étaient même pas armés et aucun élément armé supposé appartenir au Mfdc n’était signalé dans la zone».
Les militaires, dont le cantonnement se situe à 150 m du lieu de l’arrestation, ont beaucoup déploré leur arrestation. «Ce sont des jeunes que nous connaissons très bien car nous sommes toujours ensemble. Ils n’avaient même pas des armes légères par devers-eux. Nous étions venus sur les lieux pour demander à nos collègues de les libérer. Malheureusement, ils étaient déjà partis avec les enfants. Comment des hommes armés peuvent braquer à 150 m de notre cantonnement», se demandent-ils.
Une source bien informée proche de la brigade de Gendarmerie a reconnu que «la sécurité du cortège du ministre a commis une grosse erreur en arrêtant ces gosses qui n’étaient même pas armés. Cela n’honore pas l’Armée parce que les populations vont croire que les forces de l’ordre ne font pas un bon travail et maltraitent les populations civiles qui n’ont rien à voir avec les combattants du Mfdc comme certains le pensent».
La même source explique cette arrestation par le fait que la sécurité du ministre a été informée, très tôt
samedi dernier, d’une embuscade des rebelles du Mfdc tendue à un camion militaire à la sortie du village d’Oukout sur la route de Cap Skiring qui a fait 2 militaires blessés.
www.lequotidien.sn- ES Bassene - 02/11/2009
Le ministre du Tourisme a effectué, ce week-end, une tournée dénommée « Caravane des merveilles », dans la région de Ziguinchor. Lors de ce périple qui l’a conduit successivement dans le département d’Oussouye, Thierno Lo a visité bon nombre de sites touristiques. A savoir : le royaume d’Oussouye, les potiers au campement d’Edioungou, le club Med, l’île de Karabane à travers les “bolongs”, la Maison des esclaves, pour ne citer que ceux-là.
Ziguinchor - Caravane des merveilles du Sénégal :
Thierno Lo séduit par les merveilles de la Casamance.
Cette caravane, selon le ministre, a pour objectif de faire un zoom sur les mille et une merveilles du Sénégal. Pour lui, cette caravane permettra aux Sénégalais de découvrir ou de redécouvrir la beauté exceptionnelle de leur pays et contribuera ainsi à développer le tourisme intérieur.
S’exprimant devant les populations de Cap Skirring, Monsieur le ministre a exhorté nos compatriotes à davantage s’impliquer dans la recherche de la paix ; pour qu’enfin “la Casamance retrouve son lustre d’antan”, a-t-il dit. “Ce n’est pas seulement la Casamance qui vit la crise. Nous devons chercher ensemble des solutions pour booster l’économie de cette région. C’est pour nous un sacerdoce que de faire de cette partie sud du pays, une région tendant vers l’émergence. Et, avec la vision du président de la République, nous ferons tout pour que la Casamance retrouve sa quiétude”, a-t-il déclaré.
Revenant sur certaines inquiétudes des acteurs touristiques de Cap Skirring, M. Lo a fait savoir que ”des solutions sont en train d’être trouvées pour mieux vendre la destination Casamance, qui est très appréciée par plusieurs bailleurs”. A l’en croire, pour la réhabilitation du Club Med dont le restaurant a pris feu un mois après la fermeture de la saison écoulée, 8 millions d’euros sont mobilisés. “Nous tenons à conserver ce lieu”, a-t-il précisé.
Par ailleurs, l’étape de l’île de Karabane a été décisive dans la tournée du patron du tourisme sénégalais. Il a profité de l’accueil qui lui a été réservé pour revenir sur les informations non contrôlées qu’un journaliste aurait données, arguant que son convoi aurait été la cible des bandes armées.
A son avis : ”l’hospitalité de la Casamance ne doit pas être hypothéquée. Cette partie méridionale du Sénégal est un grenier. Nous y trouvons ce qu’il y a de plus beau. Nous devons tout faire pour préserver cela, afin que cette région aille de l’avant.
C’est ici le lieu de rappeler que le convoi du ministre n’a nullement été la cible d’attaque.
La route a été barrée par des jeunes du village de Diankène Diola, pour obliger les automobilistes qui empruntent ce tronçon à réduire leur vitesse, une fois arrivés à hauteur de leur village. Car ils construisaient des huttes juste à côté de la route et des enfants traversaient la route pour ramener des tiges de rôniers. Tout cela dans le cadre de la préparation de la Toussaint.
www.senego.com - Lamine Sagna -
02/11/2009
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J'avais retiré cet article il y a quelques jours. Plusieurs journaux avaient démentit cette attaque. Mais
il y a bien eu un incident Samedi matin quelques heures avant le passage du ministre du tourisme. Mitch |
Un véhicule de l’armée a encore essuyé des tirs d’assaillants supposés appartenir au Mouvement des Forces Démocratique de la Casamance (MFDC). Une attaque qui a fait deux blessés
dont un grave du côté des militaires. Elle est intervenue dans le département d’Oussouye aux alentours de 7h du matin entre le village d’Oukout et celui de Boukitingo.
Oussouye prend sa part dans les attaques rebelles. C’est à hauteur de ce département qu’un véhicule militaire a été attaqué avec des tirs à l’arme lourde. Deux hommes de l’armée régulière sont blessés dont l’un grièvement. Le camion de l’armée nationale revenait d’une tournée de sécurisation avec l’installation de cantonnements militaires.
Entre le village d’Oukout et de celui de Boukitingo, alors que e véhicule ralentissait pour dépasser un dos d’âne, des éléments rebelles ont ouvert le feu. Deux militaires sont atteints. L’un légèrement alors que l’autre lutte entre la vie et la mort. Les témoignages d’hommes de troupes révèlent qu’après de premiers soins, il a été acheminé à l’hôpital régional de Ziguinchor.
Cette attaque rebelle a remis au goût du jour les considérations traditionnelles et religieuses. D’aucuns ont
estimé que c’est l’autorité du roi du Kassa (Oussouye) qui est mise à rude épreuve parce qu’il a longtemps œuvré pour le retour définitif de la paix en Casamance. Selon ces gens, «depuis plus de
dix 10 ans, le département d’Oussouye a vécu une parfaite accalmie».
www.pressafrik.com - 01/11/2009
Un nouvel échange de tirs entre l'armée sénégalaise et de présumés rebelles indépendantistes a eu lieu lundi soir aux environs de Ziguinchor, principale ville de Casamance, dans le sud du
Sénégal, a-t-on appris mardi de source militaire.
Selon cette source, l'incident est survenu sur le territoire du village de Bessire (45 km au nord-ouest de Ziguinchor), quand un détachement de l'armée est intervenu pour s'opposer à une incursion d'hommes armés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, mouvement indépendantiste lancé en 1982).
La même source militaire a affirmé à l'AFP que les assaillants avaient été contraints de se replier à la suite de l'intervention de l'armée, mais qu'ils avaient d'abord "pillé" des boutiques et effrayé les populations par des tirs d'arme automatique.
AFP - 27/10/2009 - photo : archive (maquis MFDC)
L"information de l'AFP n'est pas complète. Selon un article publié par www.PressAfrik, l'embuscade aurait fait 2 bléssés (des militaires Sénégalais) et se serait déroulée à '"mamatoro". Ce village est localisé entre Djibelor et
Brin.
Mitch
Communiqué AFP : Un échange de tirs entre l'armée sénégalaise et des rebelles présumés a eu lieu jeudi près de Ziguinchor, a-t-on appris de source militaire.
"Une position de l'armée a été attaquée jeudi matin par des éléments non identifiés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, mouvement indépendantiste lancé en 1982)", a déclaré à l'AFP une source militaire locale sous couvert de l'anonymat.
"L'armée a aussitôt riposté, obligeant les assaillants à un repli", a-t-elle ajouté. Cet accrochage s'est produit à Djibelor à cinq kilomètres au sud-ouest de Ziguinchor.
Joint par l'AFP à Dakar, un responsable de la Direction des relations publiques de l'armée (Dirpa) a confirmé "un échange de tirs au fusil, un « harcèlement ». "Nous étions en train de nous mettre en position. Il n'y a pas eu de mort, ni de blessé", a-t-il assuré.
Début octobre, dans la même zone l'attaque d'un taxi collectif par des hommes armés supposés appartenir à la rébellion indépendantiste en Casamance avait fait un mort et un blessé.
AFP - 22/10/2009
Les combats se poursuivent dans le nord ouest du département de Bignona entre l’armée et les bandes armées. Ousmane Goudiaby, Bamba Sané alias «Bouky», Mohiédine, et un inconnu ont été
tués entre le lundi et le jeudi dernier dans l’arrondissement de Diouloulou. De même, des puces Orange, et d’autres puces de marque gambienne et des téléphones portables ont été
retrouvés.
Les opérations de sécurisations entamées depuis le lundi dernier dans le département de Bignona par l’armée sénégalaise ont porté leur fruit suite aux séries de braquages notés dans le nord-est de Ziguinchor. A ce jour, selon des sources proches de l’armée, les recherches avaient permis de trouver un sac contenant des puces de marque Orange, d’autres puces de marque Gambienne et une mallette rempli de téléphones portables. Toujours à en croire nos sources, certains chefs rebelles du mouvement ont été tués. On nous parle d’un certain Ousmane Goudiaby qui dirigerait la zone de «Diakaye». Il y a aussi Bamba Sané connu sous le sobriquet de «Bouky», ce dernier serait l’auteur du cambriolage de la station d’essence de Bignona et des séries de braquages dans la capitale du Fogny. Un autre chef rebelle, Mohiédine très influant dans le secteur de Bouyème, aurait péri dans ces opérations militaires. Toujours dans l’arrondissement de Diouloulou, l’on a noté trois blessés graves du côté des rebelles qui se trouveraient toujours dans le village de Bouyème. A en croire certains sous-officiers de l’armée, ces opérations vont se poursuivre afin de mettre hors d’état de nuire ces bandes armées qui empêchaient les citoyens de voyager tranquillement.
Du côté du mouvement des forces démocratique de la Casamance, il soutient n’être au courant de ces pertes. Par contre, d’autres chefs joints au téléphone n’ont pas voulu confirmer ni infirmer ces informations.
www.rewmi.com -19/10/2009
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