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Le droit pénal Sénégalais interdit depuis 1999 l'excision. Les responsables s'exposent à des peines
allant de 6 mois à 5 ans de prison. Néanmoins certains Imams continuent à défendre cette pratique.
Mitch
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404 villages de Bounkiling abandonnent la pratique
Le processus d’abandon de l’excision et autres pratiques néfastes contre les filles s’accentue dans la région de Sédhiou. Grâce aux actions de sensibilisation ardemment menées par
l’Ong Tostan dans le département de Bounkiling, 404 villages de cette circonscription ont publiquement déclaré avoir abandonné ces pratiques jugées avilissantes contre la gent féminine. C’était
avant-hier dimanche 08 novembre 2009, en présence des autorités locales.
« Nous représentants de 404 villages Mandingues, Poulaar et Diola, ethnies majoritaires du département de Bounkiling, région de Sédhiou réunis ce dimanche 08 novembre, prenons l’engagement solennel en toute connaissance de cause, d’abandonner la pratique de l’excision et celle des mariages précoces et forcés des filles au sein de nos communautés ». Cette déclaration lue par une jeune fille a retenti dimanche comme une sirène rappelant à l’observance d’un nouvel ordre social avec comme garant l’Etat du Sénégal qui a ratifié la proposition de loi à son parlement.
Ce grand rassemblement a mobilisé des milliers de participants venus essentiellement du département de Bounkiling mais aussi des régions de Kolda, Ziguinchor, Tambacounda, Dakar entre autres. Elle marque le couronnement d’une vaste campagne de sensibilisation menée par les équipes de l’Ong Tostan maître d’œuvre des travaux.
Ce sont des ateliers et des caravanes qui sont organisés dans plusieurs zones pilotes du Fogny, du Sounkodu, du kabada et du Dator afin d’amener les populations à comprendre les affres de l’excision, des grossesses et mariages précoces et forcés. Dans la déclaration finale à laquelle ont visiblement souscrit toutes les communautés présentes, il est indiqué que « cette décision historique participe au renforcement du mouvement national pour la promotion des droits humains au Sénégal, en Afrique et partout dans le monde dans le cadre des initiatives communautaires nées d’un programme d’Education de base de Tostan en partenariat avec l’UNICEF et le Gouvernement du Sénégal ».
A la tribune, les élus locaux que sont Lamine Faty, le maire de Bounkiling, Karfa Samaté le président de la communauté rurale de Diaroumé, les responsables de Tostan, les groupements de femmes et de jeunes tout comme les notabilités religieuses et coutumières ont plaidé "en chœur" pour l’abandon sans délai de ces pratiques.
L’infirmier chef de poste de Bounkiling Aliou Dièye a quant à lui relevé le caractère dramatique de l’excision et les mariages précoces et/ou forcés notamment sur la santé (vie) de la jeune fille. El hadji Ndiogou Dione l’inspecteur départemental de l’Education de la même localité de souligner que « ces pratiques ignobles n’ont aucun fondement religieux et moins encore scientifique».
Le préfet Christian Diatta a pour sa part demandé que cet abandon soit « effectif mais surtout définitif afin de préserver l’intégrité physique et morale de la fille pour le bien être des communautés».
Ce mouvement historique a pris ses racines à Malicounda Bambara depuis le 31 juillet 1997 et n’a cessé de se propager dans plusieurs localités du Sénégal. On estime à ce jour à 3962 le nombre de communautés qui ont renoncé définitivement à ces pratiques.
www.sudonline.sn - M Dramé - 10/11/2009
Autres articles relatifs à l'excision au Sénégal :
"L'excision, une machine à fabriquer des femmes objets" - www.afriqueredaction.over-blog.com - 09/09/2009
"Une
exciseuse condamnée à 6 mois de prison ferme" - www.jeuneafrique.com - 29/05/2009




C’est la paix des braves entre Abdoulaye Baldé et Innocence Ntap Ndiaye. Ces deux responsables libéraux de la région de Ziguinchor dont leur adversité était tellement féroce qu’ils ne
pouvaient se croisaient dans une cérémonie ou une ruelle pactisent maintenant. L’annonce est du ministre conseiller auprès du président de la République, Innocence Ntap Ndiaye lors d’une
cérémonie de bienfaisance.
La commune de Sédhiou étrenne depuis hier vendredi 6 novembre sa nouvelle station de radio FM de type communautaire. Elle est portée par l’association de développement le « Gabou » et
financée par l’ambassade de la Grande Bretagne grâce au partenariat avec l’Ong « World Education ». Ses missions sont de contribuer aux efforts de consolidation de la paix en Casamance par
l’entremise de cet outil de communication de masse.
Article publié par IRIN qui est le département des informations humanitaires des Nations unies (O.N.U.)
Le
PAM et l’ONG PADERCA en Casamance aident les villageois à protéger les rizières de l’eau salée
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