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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 09:20
- Publié dans : Economie Social et Société

Les salaires dus aux ex-travailleurs de la Socechal-Crustagel ont été payés, selon une dépêche de l’APS de ce vendredi. C’est lors d’un point de presse organisé par un collectif d’employés de la même usine que la nouvelle a été annoncée.

CREVETTES DETAILS 006-2Pour le collectif des employés de Socechal Crustagel, les salaires de ces ex-agents ont été payés sur la base d’un "protocole" signé en juin 2002 ; les cotisations sociales ont été également honorées par le biais d’un avocat, a affirmé Sanou Biaye, membre dudit collectif lors du point de presse cité par l’APS.

Concernant les 500 millions de francs CFA du Fonds de promotion économique (FPE) prêtés à Nouasser en 2006 pour le redémarrage de son usine, Sanou Biaye précise qu’il s’agit de 400 millions qui ont servi à l’achat de matériel. Mieux, une partie de cet argent, soit 125 millions, a été remboursée.

Pour rappel, d’anciens travailleurs de la Société de transformation de produits halieutiques, Socechal Crustagel, ont marché jeudi matin à Ziguinchor pour demander le «règlement définitif de (leur) situation alarmante et pénible». Ils ont par la suite remis au gouverneur de la région un mémorandum dans lequel ils réclament notamment la liquidation de leur société en cessation d’activités depuis 2003.

Ils ont aussi demandé le paiement d’arriérés de salaires et d’indemnités qu’ils n’ont toujours pas reçus en dépit d’une décision de justice de 2007 qui leur donne gain de cause, ainsi que le remboursement des cotisations non versées à l’IPRES, à la Caisse de Sécurité sociale et à l’IPM.

www.pressafrik.com - M Faye -  5 Février 2010


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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 08:59
- Publié dans : Economie Social et Société
Kolda : Le prix au producteur a fortement baissé, malgré les subventions de l’Etat, et les coûts de production ne cessent de grimper. Alors, le coton Ogm semble pour les membres de la Fnpc, la solution à leurs problèmes.

coton 05Face aux mauvaises récoltes et à l’insuffisance de la subvention de l’Etat aux producteurs, la filière coton ne fait pas que des heureux. Et dans cette partie sud du pays, certains producteurs ont fini de tourner le dos à cette spéculation, pour se livrer à d’autres activités génératrices de revenus, qui n’exigent pas trop d’efforts ou de conditions. Pour ceux qui persistent à travailler cette culture, la solution semble se trouver dans le coton Ogm (Organisme génétiquement modifié). Bien que personne ne peut encore en mesurer les conséquences.

La raison de tout cela, à en croire Moussa Sabaly, le représentant des producteurs de coton du Sénégal, serait que «le prix officiel du coton sénégalais est de 113 francs cette année. Ce qui pousse les producteurs à abandonner la culture». Alors, pour maintenir les producteurs dans cette filière, l’Etat du Sénégal subventionne la production et la vente à hauteur d’un milliard de francs Cfa.

Ce qui signifie, selon le président de la Fédération nationale des producteurs de coton (Fnpc), que «le kilogramme sera vendu à 185 francs sans aucune perte pour les producteurs». Et c’est autour de cette subvention, bien accueillie dans le monde du coton, que les professionnels du coton se sont réunis autour des dirigeants de la Sodefitex, pour voir les mécanismes d’application sur le terrain, de la vente.

Une rencontre au cours de laquelle la Sodefitex a promis de payer immédiatement et sur place les producteurs, en fonction de cette nouvelle tarification, qui est une bouffée d’oxygène pour les cotonculteurs de la fédération nationale. Selon Moussa Sabaly, «la subvention de l’Etat fait revenir certains producteurs dans le paysage du coton, qu’ils avaient commencé à quitter ou abandonner, prétextant une faible rentabilité financière».

Pourtant la région de kolda s’est toujours distinguée dans la production du coton, surtout dans le Médina Yoro Foulah, où les productions en tonnage étaient toujours de quantité industrielle. Aujourd’hui, malgré ce moment de soulagement manifesté par les professionnels du coton, la filière rencontre toujours des contraintes majeures. Selon Moussa Sabaly, «le Sénégal est concurrencé dans la production du coton par certains pays comme le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, où le coton est la seule culture de rente». Ajoutant que même dans ces pays, la production est en train de baisser, y compris du fait du prix au producteur de l’arachide à 165 francs le kilogramme, contre 185 pour le coton en dépit des multiples charges de cette dernière récolte.

Pour faire face à toute cette concurrence, le président de la Fédération des producteurs de coton déclare : «Nous allons vers une nouvelle culture de coton qu’on ne traite pas. Et cela diminue considérablement les charges.» Avec précision, M. Sabaly révèle que «le coton Bt sera traité avec l’Isra. Un coton qui, au lieu de six ou sept traitements, n’aura besoin que d’un seul traitement, et le produit ne subira aucune attaque quelconque des insectes». Autant de recommandations et solutions pour booster la production cotonnière à l’intérieur du pays. Après avoir reçu la subvention de l’Etat, les professionnels du coton promettent d’aller loin dans la production. L’augmentation des superficies culturales par emblavement à grande échelle avec un traitement efficace, la lutte pour un grand rendement d’un coton de qualité, la mise en place à temps des intrants, sont entre autres, les leviers à activer pour une meilleure production cotonnière capable de se positionner sur le marché mondial.

www.lequotidien.sn - El Hadj COLY - 6/02/2010 - photo : Archives


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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 08:38
- Publié dans : Actualités Casamance

Mahmoda cherifLes hommes armés ont encore fait parler d’eux en Casamance. Ils ont rendu la nuit des habitants de Mahmouda Chérif cauchemardesque.

Nos confrères de la RFM ont annoncé dans leur édition de midi que des hommes armés ont semé la terreur toute la nuit dernière dans le village de Mahmouda Chérif, dans le département de Bignona près de Diouloulou.

Selon la RFM, les assaillants ont pillé des maisons et emporté des biens. Pire, ces hommes armés ont ligoté un marabout du village dernière avant de violer son épouse âgé de 18 ans.

Ces attaques récurrentes des hommes armés interpellent, encore, une fois de plus les différents protagonistes du conflit casamançais à se retrouver autour d'une table pour trouver une solution pacifique et définitive.

www.pressafrik.com - CT SENGHOR - Samedi 6 Février 2010

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 05:21
- Publié dans : Economie Social et Société
«Si c’était ailleurs, j’aurais ordonné aux forces de l’Ordre d’ouvrir le feu sur les élèves»

 

  Bécaye Diop a encore fait parler de lui. Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, en visite à Sédhiou ce jeudi, a lâché que «Sédhiou a la chance d’être mon terroir, si c’était ailleurs, j’aurais ordonné aux forces de l’Ordre d’ouvrir le feu sur les élèves». Donnant raison à un homme qui se demandait dernièrement «comment on peut confier ce poste à un tel personnage».

becaye-diop.jpgBÉCAYE DIOP SUR LES ÉVÈNEMENTS À SÉDHIOU «Si c’était ailleurs, j’aurais ordonné aux forces de l'Ordre d’ouvrir le feu sur les élèves»

Bécaye Diop, ministre de l’Intérieur est arrivé à Sédhiou aux environs de 15 heures. Après l’aérodrome de Djindé, le ministre d’Etat s’est rendu au Camp des sapeurs-pompiers. Voyant les soldats du feu armés de MAS 36, Bécaye Diop a demandé à la direction de son département de doter des armes modernes aux sapeurs de Sédhiou. Il a déclaré que ces armes étaient utilisées du temps de son grand-père. Ensuite, il est allé visiter le bâtiment de la préfecture, la mairie où il a tenu une rencontre avec les maires, les présidents de conseils ruraux et le président du Conseil régional de sédhiou. Dans son discours, Bécaye Diop a laissé entendre : «Je ne vais plus accepter qu’on vienne s’attaquer au symbole de l’Etat, le représentant de l’Etat. Quand j’ai entendu dire qu’on a pris le gouverneur en otage, j’étais complètement dépassé. J’ai appelé et j’ai demandé au gouverneur où est-ce qu’il était. Il m’a dit, qu’ils (les élèves) sont en train de tout brûler. Ce n’est pas normal, c’est la dernière fois. Sédhiou a la chance d’être mon terroir. Ç’aurait été ailleurs, j’aurais donné l’ordre d’ouvrir le feu. Mais si je le fais, les populations diront que c’est parce que je suis de Kolda. J’ai failli à mon serment, car je n’ai pas autorisé qu’on ouvre le feu. A Ziguinchor, j’ai demandé aux forces de l’ordre d’arrêter les élèves, ils ont arrêté 10 personnes. On doit implanter un commissariat à Sédhiou et les locaux ont été trouvés, il ne reste que l’équipement de bureaux. D’ailleurs, j’avais affecté un commissaire à Sédhiou, il a fait deux semaines sur le terrain et, faute de bureau, on l’a redéployé. Je vais encore envoyer un autre d’ici une semaine. Mais qu’on soit claire, si le Conseil régional et la mairie n’équipent pas les bureaux du commissariat, Sédhiou va rester un an sans un commissariat de police.

Les sapeurs-pompiers veulent des vedettes, mais j’ai peur qu’on les brûle. Les parents doivent éduquer leurs enfants pour éviter des problèmes. Il faut créer un comité de sage pour discuter avec toutes les couches de la population. Prochainement, nous allons laisser la justice jouée son rôle, force restera à la loi, et l’Ordre sera maintenu. 10 Gmi resteront à Sédhiou pour assurer la sécurité à la gouvernance de Sédhiou.»

Avant son arrivée, les élèves du Lycée Ibou Diallo ont délogé tous les collèges et lycées de la localité. Et pourtant, dans l’Elémentaire comme dans le Moyen-Secondaire, les syndicalistes ont levé le mot d’ordre, suite aux événements malheureux qui ont eu lieu mercredi dernier à la gouvernance de Sédhiou. Il faut noter que 90% de leurs revendications ont été réglés par l’Inspecteur d’académie de Sédhiou. Les élèves ont déploré le comportement des Gmi qui ont tiré sur certains des leurs. Au moins 6 camions de renforts de Gmi et de gendarmes sont venus de Kolda et de Ziguinchor pour assurer la sécurité. Les forces de l’ordre ont quadrillé tous les grands services administratifs de Sédhiou : la gouvernance, la mairie, la préfecture, le conseil régional, entre autres. Les gendarmes sont partout, toutes les routes principales sont bien contrôlées. Avant de se rendre à Kolda, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a accordé des audiences aux chefs religieux de la localité.

www.senego.com - B. KONTÉ - source : l'Observateur - 29/01/2010


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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 05:13
- Publié dans : Politique en Casamance
1659761-2237163.jpgC’est un tract anonyme contenant des accusations pour le moins graves qui avait été distribué à la presse locale au cours d’une conférence de presse tenue, il y a quelques jours, par des femmes proches du sénateur Mamadou Lamine Sakho, par ailleurs deuxième adjoint au maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé. Et comme le tract contient des accusations graves, avec des allusions qui mènent à l’édile de la capitale du Sud, la police s’est saisie de l’affaire pour démasquer celui ou ceux qui se cachent derrière ce déballage.

A Ziguinchor, la presse n’y avait pas accordé trop d’importance. Et pour cause, le tract était anonyme et semblait simplement entrer dans le conflit qui s’est installé entre le maire Abdoulaye Baldé et son deuxième adjoint, le sénateur Mamadou Lamine Sokho. Le tract en question est sorti juste après une lettre que le sénateur a adressée au maire Abdoulaye Baldé pour se plaindre de dysfonctionnements dans la gestion de la mairie de Ziguinchor. Et Sakho menaçait même de rendre le tablier. Mais, Abdoulaye Baldé, par ailleurs ministre des Forces armées avait plutôt semblé minimiser cette affaire.

Seulement, le fameux tract est venu évoquer des questions de blanchiment d’argent notamment dans le cadre de la construction d’un hôtel à Ziguinchor. On y parle d’une somme de 700 millions dépensés, mais aussi d’« une dame providentielle » ou encore d’une « défunte agence nationale qui aurait financé l’investissement ». D’ailleurs, de sources sûres, des proches de Baldé ont joint différentes rédactions de la place pour les mettre en garde contre cette « manipulation » qui viserait à atteindre le ministre des Forces armées en passant par son épouse qui serait donc cette fameuse « dame providentielle ».

Toutefois, on n’en est encore qu’au stade de simples accusations sans preuve formelle. Ce qui n’a pas empêché à la police d’entrer en action. La police de Ziguinchor recherche donc le ou les auteurs de ce fameux tract. D’ailleurs, plusieurs proches du sénateur Sakho ont été entendus par la police. Mais mercredi, les choses ont semblé s’accélérer. La police de Ziguinchor est, en effet, allé cueillir un certain Bemba Soly présenté comme un proche du sénateur et deuxième adjoint au maire de Ziguinchor. Suffisant alors pour que le camp de Mamadou Lamine Sakho accuse Abdoulaye Baldé d’être derrière tout ça.

Cette affaire rappelle étrangement celle d’un autre corbeau, Pape Malick Ndiaye qui avait également porté des accusations contre le même Abdoulaye Baldé dans le cadre des chantiers de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci) dont il était le directeur exécutif. Le corbeau avait même était arrêté et envoyé en prison pendant un bon bout de temps.

www.nettali.net - 28/01/2010


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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 05:02
- Publié dans : Actualités Casamance

Des soldats de l’armée sénégalaise qui menaient des opérations de ratissage à Oussouye ont ouvert le feu sur un homme qui se trouvait avec ses amis dans les rizières. Papis Sambou, nous signale-t-on, qui est un handicapé physique a été atteint au coude et à l’épaule gauche. Les faits se sont déroulés ce jeudi dans la soirée. Les militaires avaient pris Papis Sambou et ses amis pour des pisteurs de bandes armées appartenant au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc).

Papis Sambou qui vit à Oussouye a été évacué aux services Urgences de l’hôpital régional de Ziguinchor. La victime a été atteint de tirs envoyés par des soldats de l’armée sénégalaise qui le prenait pour un pisteur de bandes armées appartenant au Mfdc. C’est dans la soirée du jeudi, Papis Sambou et ses amis avaient décidé de prendre de l’air dans des rizières qui se trouvent à Oussouye.

C’est là-bas que des militaires les trouveront. Pris de panique, ils vont prendre la fuite. C’est en ce moment que les militaires ont commencé à tirer sur eux. Papis Sambou, qui malheureusement est un handicapé physique sera atteint par les coups de feu provenant des armes des militaires. Les balles l’ont atteint au coude et à l’épaule gauche.

Ce sont les militaires eux-mêmes qui le mettront à bord d’une ambulance avant de l’acheminer aux services Urgences de l’hôpital régional de Ziguinchor. Ses parents se trouvent en ce moment à son chevet.

Nettali.net - Mayaram - 30/01/2010


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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 18:29
- Publié dans : Economie Social et Société

Les élèves des établissements scolaires de la commune de Sédhiou se sont très violemment manifestés hier mercredi 27 janvier au quartier central de la ville. Les échauffourées qui les ont opposés aux forces de l’ordre ont fait quatre blessés par balle, la gouvernance mise à sac et véhicule du maître des lieux endommagé de même que celui de son adjoint administratif. Ils exigent le retour de leurs professeurs en grève depuis quelques semaines.

1843858-2518488Sédhiou: 4 blessés par balle, la gouvernance saccagée, des véhicules endommagés

Les élèves des établissements scolaires de la commune de Sédhiou ont déclenché un vaste mouvement de grève depuis avant-hier mardi 26 janvier pour exiger que leurs professeurs, en arrêt de travail par intermittence il y’a plus d’un mois, soient remis dans leurs droits afin que les cours puissent reprendre. Ces enseignants, essentiellement membres du cadre unitaire des enseignants du moyen/secondaire (CUSEMS/SAEMS) réclament le paiement de leurs indemnités de déplacement et de correction des examens scolaires et des heures supplémentaires dispensées au titre de l’année scolaire 2008/2009.

Mardi déjà, l’inspecteur d’académie Mamadou Sèye avait annoncé que « pendant que les élèves étaient dans les rues pour se plaindre, les paiements étaient en cours à l’inspection départementale de Sédhiou. C’était un manque de communication, mais tout est finalement rentré dans l’ordre. Nos services, en rapport avec les autres techniciens de l’Etat et le gouverneur avaient déjà dénoué la crise ».

En clair, les cours devraient reprendre ce mercredi matin, mais étant donné que le plan d’action du CUSEMS/SAEMS suit toujours son cours, les élèves n’avaient trouvé que quelques professeurs à l’école selon Diang Samba Diallo, le président du foyer scolaire du lycée Ibou Diallo. Ce fut alors un remake de la précédente journée. Les élèves cassent et passent. Les GMI repoussent à coup de grenade, puis par balles

Juste après avoir délogé leurs camarades des autres écoles, publiques comme privées avec une contagion sur leurs cadets de l’élémentaire, ces élèves butent à l’assaut des éléments du groupement mobile d’intervention (GMI) en poste à la gouvernance contiguë à l’hôtel de ville et faisant face au service des eaux et forêts. Qu’est-ce qui a bien pu mettre le feu aux poudres ?

Difficile de répondre. Mais les élèves, par la voix de leur président de foyer Diang Samba Diallo, explique qu’ « après avoir délogé nos camarades du collège Fodé Kaba Doumbouya, nous avons cherché à nous rendre à l’inspection d’académie pour nous enquérir de la situation mais hélas, ce sont les grenades lacrymogènes qui pleuvent sur nous. Au fait, les GMI avaient pensé que nous allions saccager la gouvernance. Et comme vous le devinez bien, les élèves ne se sont pas laissés faire. Nous avons réagi ».

Les GMI au nombre de cinq faisaient usage des grenades contre les pierres des élèves dont le nombre pouvait dépasser les mille cinq cent. Après près d’une heure d’affrontements violents, les corps habillés étaient à court de grenades. Ils ont alors fait usage de balles.

Les uns affirment que ce sont des balles à blanc, les autres martèlent que ce sont des balles réelles. Quoi qu’il en soit, les minutions ont atteint quatre élèves : lamine Mané en Terminale L2 touché au genou gauche, Mamadou Masaly de la classe de terminale, atteint à la cheville gauche, Sona Djighaly en classe de CEM² à l’école El Hadji Dembo Coly touchée à la cuisse et Ababacar Badji en sixième légèrement à l’épaule droite. Moro Sadio en TL² déclare quant à lui être bastonné par les GMI à coup de boucle de fusil.

Les élèves tiennent tête et déferlent sur la gouvernance ! Les éléments du groupement mobile d’intervention étant en infériorité numérique, presque sans munitions, nous a-t-on dit, alors les renforts ne se signalaient pas, se sont retranchés en haut du bâtiment à étage. Les élèves mettent à sac la partie extérieure de la gouvernance : plaques et portes en bois détraquées, sectionnent les lignes téléphoniques, interrompent la fourniture d’électricité et très vite, inondèrent les lieux de pierres et autres projectiles.

Le véhicule de fonction du gouverneur est cassé, celui de son adjoint administratif aussi en partie. Ces engins sont déportés dans les locaux des Eaux et forêts. Les potaches mettent du feu à la clôture en palissade de ce service et cherchent à incendier les voitures mais la médiation du commandant Lansaly Seydi des Eaux et Forêts sauve les voitures.

La furie se poursuit. Les élèves se font pomper de l’essence à la station et calcinent deux moteurs de climatiseur à gouvernance. ; pendant ce temps, d’autres étaient « en service » à l’entrée principale de la ville où ils ont calciné des pneus et autres solides.

Le pire a été vraiment évité car les élèves de plus en plus virulents, cherchent à détraquer la porte principale de la gouvernance pour incendier totalement les lieux alors que le « locataire », ses collaborateurs et sa famille étaient à l’intérieur !

Comment n’a –t-on pas pu prévenir et pourquoi il n’ y a pas eu de renfort ? Jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse cet article, aucun élément de réponse ne nous a été donné. Mais il y’ a vraiment lieu de s’interroger sur ce mutisme et attentisme coupable.

Les potaches ont eu le temps de s’opposer aux cinq éléments de sécurité de 9 heures 30 minutes à treize heures, jusqu’à ce qu’ils se sont dispersés sans un renfort pouvant les contenir. Toutefois, convient-il de signaler, l’adjudant chef de la brigade de Sédhiou est venu jouer les médiations mais elles n’ont duré que le temps d’une rose. La casse reprit de plus belle.

Réaction d’indignation ! Médecin après la mort peut être ?  Qui n’avait pas senti le lapin ? Le mal couvait depuis fort longtemps. Certes les associations de parents d’élève avaient, par plusieurs fois, offert leur médiation sans succès, l’inspection d’académie aussi. De leur côté, élèves et professeurs qui se réclament de vrais patriotes disaient revendiquer leurs doléances sans en avoir l’idée de mettre en péril l’école.

Cette situation de ni paix, ni guerre a conduit à cet état de fait tragique alors que la veille seulement, les signes avant-coureurs étaient encore perceptibles en témoignent les déclarations des élèves de se manifester en cas de non satisfaction.

Au sein de la société civile, personne n’a levé le bout du doigt pour offrir ses services. Mais voilà qu’après les dégâts, l’on condamne, l’on dénigre, l’on pleurniche…..

Il est temps que les acteurs de l’école s’en approprient de façon sincère aussi bien à l’échelle locale que nationale pour abréger ce cycle infernal des grèves. Pourquoi ne pas payer les indemnités pendant qu’il est temps. Les pépinières d’aujourd’hui feront –elles vraiment la fierté du Sénégal de demain ?

 

www.pressafrik.com - M Dramé -  28/01/2010


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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 17:18
- Publié dans : Economie Social et Société

Les élèves des écoles publiques de Sédhiou en grève depuis mardi, sont descendus mercredi matin dans les rues de la ville pour faire face aux forces de l’ordre qui tentent de les disperser à coups de grenades lacrymogènes, a constaté le correspondant permanent de l’APS dans la capitale du Pakao.
Les élèves qui réclament le retour de leurs enseignants dans les salles de classe ont déclenché l’intervention des forces de l’ordre, quand ils se sont rendus à la gouvernance pour, entre autres actes de vandalisme, casser les vitres du nouveau véhicule du gouverneur et brûler son climatiseur. Aux yeux des élèves, le chef de l’exécutif régional ne joue pas pleinement son rôle dans le règlement des revendications des enseignants qui boycottent les cours depuis décembre dernier pour obtenir notamment le paiement de leurs indemnités.
Ainsi, non contents de décréter hier, mardi, une grève de 24 heures, ils ont remis ça mercredi en allant assiéger la gouvernance et la principale artère de Sédhiou qui y mène. Comme cette rue jouxte la gare routière, cela a entraîné une paralysie de la circulation. Les forces de l’ordre tentent depuis près de quatre heures d’horloge de maîtriser la situation.
Les lacrymogènes tonnent de part et d’autre des environs de la gouvernance, amenant le chef de l’exécutif régional à convoquer l’inspecteur d’académie et le proviseur du lycée en réunion d’urgence.
Pour l’instant, rien n’a filtré de ce conclave.

aps.sn - 27/01/2010

 


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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 16:36
- Publié dans : Ecologie Environnement

asamanceLe forum régional sur la gestion des ressources foncières et forestières s’est ouvert mardi à Kolda (sud) avec pour principal mot d’ordre la nécessité pour les acteurs du secteur de l’environnement de développer des synergies en vue de relever les défis, a constaté le correspondant permanent de l’APS.

D’après les organisateurs, ce rendez-vous ’’marque le début des rencontres qui se tiendront sous forme de fora dans la région’’.

Selon Abdou Ndao, représentant de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest, il est prévu une rencontre sur la problématique des ressources , suivie de deux autres qui plancheront sur les questions liées à l’immigration, au budget participatif et au contrôle citoyen.

Lors de l’ouverture régional, les acteurs ont été invités à développer des synergies pour relever les défis de la gestion des ressources foncières et forestières dans la région de Kolda.

’’Le forum constitue un moment privilégié dans la gestion des ressources foncières et forestières. Une étude récente a montré que le foncier demeure un enjeu crucial, car son utilisation rationnelle peut contribuer à la paix sociale’’, a ainsi déclaré l’adjoint au gouverneur de Kolda, chargé du développement, Pape Malick Ndao.

Selon Abdoul Hann, un aménagiste, trois modes de gestion du foncier avaient été recensés : colonial, traditionnel et moderne. C’est avec l’arrivée du colon vers le 19 e siècle qu’est apparu le système moderne de gestion du foncier, a rappelé M. Hann. ’’La cohabitation entre les trois systèmes traditionnel, moderne et colonial peut contribuer à la paix sociale, mais le contraire peut également être à l’origine de tensions sociales’’.

www.aps.sn - 27/01/2010


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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 16:00
- Publié dans : Actualités Casamance

Une bande armée s’est signalée dans la nuit du lundi au mardi dernier entre Diagne et Ndiago, deux villages situés dans la communauté rurale de Ouonck. C’est aux environs de 19 heures que 60 hommes armés d’armes lourdes, supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance en provenance du Fogny ont fait irruption sur ce tronçon pour braquer un car de transport en commun et le véhicule de Mamadou Badji, président de la Communauté rurale de Ouonck.

Après avoir pris tout l’argent et les téléphones portables de leurs victimes, les assaillants se sont servis de leurs véhicules pour s’enfuir vers la frontière avec la Gambie avec le chauffeur du car et son apprenti, le Pcr et son adjoint, en contournant les positions de l’Armée sénégalaise. Ils ne seront relâchés par ces combattants du Mfdc qu’aux environs de 2 heures du matin à la frontière avec la Gambie. Abandonnés à la frontière par les assaillants, le chauffeur a repris son car qui lui a permis de retourner chez lui avec son apprenti et le président de la Communauté rurale de Ouonck. Mamadou Badji fera sa déposition à la gendarmerie aux environs de 3 heures du matin, en précisant que les assaillants l’ont défendu de parler à la presse.

Très fatigué, Mamadou Badji est allé se reposer à Bignona loin de ces bandes armées et de sa Communauté rurale de Ouonck.

www.lequotidien.sn -ES BASSENE - 27/01/2010


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